TEMOIGNAGE
Bénévole sur les Champs Elysées
Je vis à Paris, où je suis infirmière à l’hôpital Necker, mais je viens régulièrement à Saint-Philibert, ma « paroisse de cœur ».
J’ai eu la grande chance de participer à la célébration de la messe papale sur les Champs-Élysées et, plus encore, d’avoir la joie d’intégrer l’équipe des volontaires.
Notre mission était d’assurer la sécurité lors du passage de la papamobile et d’accompagner les ministres lors de la distribution de l’Eucharistie, tout en veillant au respect du rite. Nous étions reconnaissables à nos tee-shirts jaunes portant cette belle phrase : « Pour que le monde ait la vie ».
Ce fut une journée exceptionnelle, profondément humaine et inoubliable.
Plusieurs moments resteront particulièrement gravés dans ma mémoire :
• Ces instants de silence et de recueillement, au milieu de centaines de milliers de personnes. Un silence impressionnant, presque irréel, dans une foule pourtant immense.
• Cette maman, les larmes aux yeux, qui m’a confié son bébé dans l’espoir que, lors du passage de la papamobile à seulement deux mètres de nous, le pape puisse le bénir. Un moment d’une grande émotion.
• Les nombreuses rencontres et les échanges avec les autres volontaires, les gendarmes, mais aussi avec les familles présentes derrière nous. Des personnes venues d’horizons différents, mais toutes réunies par le même désir de vivre pleinement ce moment.
• Et surtout, cette foule souriante, joyeuse et étonnamment respectueuse. Malgré le nombre, malgré l’attente et la densité, il régnait une véritable bienveillance.
Puis, après la messe, quelle surprise de voir que cette joie continuait ! Des groupes chantaient encore un peu partout, jusque dans les stations de métro. « Comment ne pas te louer » résonnait de toutes parts !
Au-delà de l’événement exceptionnel, je retiens surtout une expérience profondément humaine et spirituelle : une sensation de paix intérieure, de fraternité et de communion avec les autres.
Pendant quelques heures, j’ai vraiment eu le sentiment que le temps s’était arrêté, que nous vivions tous quelque chose de rare et de précieux.
Un véritable moment suspendu dans le temps.
Marie-Hélène Bris

